{"id":34042,"date":"2022-12-01T19:15:32","date_gmt":"2022-12-01T18:15:32","guid":{"rendered":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/?p=34042"},"modified":"2025-01-20T12:31:26","modified_gmt":"2025-01-20T11:31:26","slug":"fredy-kilimanjaro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/fr\/fredy-kilimanjaro\/","title":{"rendered":"Fredy Mmari, 70 fois au sommet du Kilimandjaro."},"content":{"rendered":"<p>Fredy Mmari, qui fait partie de la <a href=\"https:\/\/rift-valley.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Vall\u00e9e du Rift<\/a> est originaire depuis 8 ans d'un village tanzanien appel\u00e9 Moshi, situ\u00e9 au pied du Kilimandjaro. C'est peut-\u00eatre ce fait qui l'a amen\u00e9 \u00e0 devenir porteur sur la plus haute montagne du continent africain (5891,8 m) apr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes de base. <strong>Au cours de ses quatre ann\u00e9es en tant que porteur, il a gravi le Kilimandjaro plus de 70 fois par diff\u00e9rents itin\u00e9raires.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 son travail, dont il explique que \"dans le temps, les conditions n'\u00e9taient pas les m\u00eames qu'aujourd'hui\", il a pu payer ses \u00e9tudes de tourisme. Il l'a fait en v\u00eatements de tous les jours, sans \u00e9quipement sp\u00e9cial pour une exp\u00e9dition de ce calibre. Au cours de ces ann\u00e9es, le tourisme espagnol a connu un v\u00e9ritable essor et il a d\u00e9cid\u00e9 d'apprendre la langue.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir termin\u00e9 ses \u00e9tudes, il a commenc\u00e9 \u00e0 travailler comme guide de safari et a ensuite d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er sa propre entreprise de tourisme dans son pays natal. Il a commenc\u00e9 \u00e0 voyager en Espagne jusqu'\u00e0 ce qu'il rencontre sa femme, il y a huit ans, et s'installe \u00e0 Vallirana.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors d'une tourn\u00e9e de pr\u00e9sentation, l'\u00e9quipe de <a href=\"https:\/\/rift-valley.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Vall\u00e9e du Rift<\/a>une agence de voyage sp\u00e9cialis\u00e9e dans l'Afrique et qui se distingue par sa philosophie responsable et durable, a rencontr\u00e9 Freddy et a d\u00e9cid\u00e9 qu'il \u00e9tait un \u00e9l\u00e9ment essentiel de son \u00e9quipe. Depuis lors, il est charg\u00e9 de g\u00e9rer les voyages dans son pays, offrant une vision locale de la fa\u00e7on dont les gens ont v\u00e9cu et vivent dans un pays comme la Tanzanie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Nous avons parl\u00e9 \u00e0 Fredy<\/h2>\n\n\n\n<p>Une conversation avec Fredy est un voyage \u00e0 travers les changements dans l'environnement du Kilimandjaro et l'exp\u00e9rience de l'ascension du Kilimandjaro. \u00c0 l'\u00e9poque o\u00f9 il \u00e9tait porteur, il n'y avait pas autant de camps ou de structures, ni autant de surpopulation. Les installations et les informations mises \u00e0 la disposition des touristes ont chang\u00e9, il y a maintenant plus d'infrastructures et de lodges, et c'est pourquoi la surpopulation est devenue \u00e9vidente dans la r\u00e9gion. Le travail de porteur \"\u00e9tait tr\u00e8s dur et n'\u00e9tait pas reconnu comme tel\".<\/p>\n\n\n\n<p>Fredy a voulu r\u00e9pondre \u00e0 quelques questions dans lesquelles il nous raconte la vision du Kilimandjaro du point de vue d'un porteur local, une vision diff\u00e9rente de celle \u00e0 laquelle nous sommes habitu\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Bonjour Freddy, j'ai appris que vous aviez d\u00fb vous rendre en Tanzanie r\u00e9cemment.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je vous remercie. Oui, j'y \u00e9tais r\u00e9cemment pour des raisons personnelles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous \u00eates n\u00e9 \u00e0 Moshi (Tanzanie), une petite ville au pied du Kilimandjaro o\u00f9 vivent ensemble la plupart des habitants des tribus Chagga et Maasai.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, c'est bien cela. C'est la capitale de la r\u00e9gion du Kilimandjaro, qui porte le m\u00eame nom parce qu'elle se trouve au pied de la montagne. La plupart des habitants sont des Chagga, et certains sont aussi des Masa\u00ef, mais moins, en raison du caract\u00e8re nomade de cette tribu. Les habitants vivent principalement de l'agriculture, notamment du caf\u00e9, mais beaucoup vivent aussi de l'\u00e9levage et du commerce.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Que repr\u00e9sente le Kilimandjaro pour vous, habitants de Moshi ? J'imagine qu'il doit \u00eatre tr\u00e8s pr\u00e9sent dans votre culture.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Litt\u00e9ralement, Kilimanjaro est l'union de deux mots : Kilima jaro, qui signifie un voyage difficile. Bien que l'on puisse penser le contraire, la population locale ne l'a pas vraiment \u00e0 l'esprit, c'est quelque chose qui est l\u00e0 et qui n'est pas aussi valoris\u00e9. Les habitants n'y mettent pas autant d'enthousiasme qu'on pourrait le penser ou que les touristes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Et dites-moi, quand vous \u00e9tiez enfant et que vous voyiez la montagne, r\u00eaviez-vous d'atteindre les neiges du Kilimandjaro, ou s'agit-il de choses que seuls les touristes viennent faire ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour nous, comme je l'ai dit, il n'a rien d'extraordinaire et nous ne r\u00eavons donc pas d'atteindre son sommet. Il n'y a rien de sp\u00e9cial qui attire notre attention, c'est quelque chose de plus pour les touristes. En vieillissant, on se rend compte de son importance, mais pour des raisons \u00e9conomiques, pour ce qu'il peut nous apporter sur le plan \u00e9conomique plut\u00f4t que pour r\u00e9aliser un r\u00eave ou non.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La premi\u00e8re fois que vous avez escalad\u00e9 le Kilimandjaro, qu'avez-vous ressenti ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C'\u00e9tait un voyage curieux. Depuis que vous \u00eates enfant, vous entendez dire qu'il est difficile, comme son nom l'indique. La premi\u00e8re fois, on est plus prudent, on ne sait pas ce qu'on va trouver. Je l'ai consid\u00e9r\u00e9 comme une randonn\u00e9e de plus et, petit \u00e0 petit, j'ai commenc\u00e9 \u00e0 voir ce que je pouvais faire. La premi\u00e8re fois, j'ai bien fini et, finalement, j'ai vu que j'avais \u00e9t\u00e9 capable de bien faire et j'ai continu\u00e9. J'avais environ 17 ans la premi\u00e8re fois que je suis mont\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Puis vous avez continu\u00e9 \u00e0 monter, jusqu'\u00e0 70 fois en 4 ans. Aimiez-vous ce que vous faisiez ou \u00e9tait-ce surtout un moyen de gagner votre vie ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L'id\u00e9e de continuer \u00e0 escalader le Kilimandjaro \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 une question \u00e9conomique, m\u00eame si je ne peux pas nier que j'ai aussi commenc\u00e9 \u00e0 l'appr\u00e9cier. C'est un travail difficile, mais il est vrai qu'il vous donne l'occasion de rencontrer d'autres personnes qui vous font comprendre que c'est vraiment une bonne chose de pouvoir escalader cette montagne.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Parmi les nombreuses personnes que vous avez aid\u00e9es et qui ont partag\u00e9 l'exp\u00e9rience de l'ascension du Kilimandjaro, de quoi vous souvenez-vous ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Cette \u00e9tape de ma vie m'a beaucoup appris, j'ai beaucoup appris sur le tourisme et les gens. Beaucoup de choses se passent au quotidien lors de l'ascension du Kilimandjaro. Les porteurs, par exemple, lorsque nous sommes tr\u00e8s fatigu\u00e9s, nous jetons nos sandwichs dans l'espoir d'all\u00e9ger nos sacs \u00e0 dos, mais cela ne fonctionne pas. Sur le moment, on ne s'en rend pas compte, on le fait sans r\u00e9fl\u00e9chir, puis les autres mangent et pas nous. De m\u00eame, par exemple, \u00e0 cause du froid, il se peut que vous deviez ouvrir le pantalon de quelqu'un pour qu'il puisse uriner.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Kilimandjaro est r\u00e9put\u00e9 \u00eatre une montagne facile, mais les statistiques montrent que seuls 40% des personnes qui tentent de l'escalader y parviennent. Pourquoi ? J'ai entendu dire que de nombreuses personnes ne s'acclimatent pas correctement parce que chaque journ\u00e9e pass\u00e9e dans le parc co\u00fbte entre 60 et 70 euros, sans compter les salaires des porteurs, des guides, des cuisiniers, etc.<br>J'imagine que vous avez d\u00fb tourner le dos plus d'une fois. Comment voyez-vous cela ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ils disent que c'est facile parce qu'ils n'ont besoin d'aucune partie technique, qu'ils n'ont pas besoin d'\u00e9quipement technique pour le faire comme sur d'autres montagnes aussi hautes, qu'ils n'ont pas besoin de crampons ou de cordes d'escalade. Mais en r\u00e9alit\u00e9, ce n'est pas facile du tout. C'est une randonn\u00e9e difficile et il fait tr\u00e8s froid. En fait, ce n'est pas facile parce que c'est dur, il fait tr\u00e8s froid, c'est une tr\u00e8s haute montagne, nous parlons de presque 6000 m\u00e8tres, tout le monde ne peut pas le faire.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Atteindre le toit de l'Afrique est comme un aimant qui attire des gens du monde entier, de tous horizons, dont beaucoup n'ont aucune exp\u00e9rience de la montagne. Le travail du porteur se confond-il avec celui d'un serviteur ? Certains en font-ils trop ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9alit\u00e9, le m\u00e9tier de porteur consistait jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 tout faire : porter tout le n\u00e9cessaire ou faire la cuisine, par exemple. Ce n'est g\u00e9n\u00e9ralement pas le client qui demande tout, ce sont souvent les entreprises elles-m\u00eames qui l'exigent. Ce qui se passe, c'est que les gens veulent payer moins cher parce que les porteurs font plus de travail, ce qui entra\u00eene \u00e9videmment de mauvaises conditions pour les porteurs. Jusqu'\u00e0 pr\u00e9sent, le travail du porteur consistait \u00e0 tout faire. Un voyage bon march\u00e9 repose sur les \u00e9paules du porteur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D'autre part, est-il habituel que les porteurs accompagnent les clients jusqu'au sommet ? J'ai entendu parler de porteurs qui ont grimp\u00e9 jusqu'au dernier camp des dizaines de fois sans jamais atteindre le sommet.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, c'est vrai, les porteurs 90% ne montent que jusqu'au dernier campement, puis ils ne continuent pas, essentiellement parce que leur travail de portage des affaires des visiteurs n'est plus n\u00e9cessaire. Il peut arriver que certains visiteurs aient besoin d'aide, auquel cas le guide choisit un porteur et c'est ce dernier qui monte au sommet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Connaissez-vous des femmes porteuses ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J'en connais quelques-uns, mais ils ne sont pas nombreux non plus.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La commercialisation du Kilimandjaro est une source de revenus tr\u00e8s importante pour le pays et pour l'ensemble de l'\u00e9conomie de la r\u00e9gion. Pensez-vous qu'elle a un impact positif sur la vie des habitants de villes comme Moshi ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C'est une source \u00e9conomique pour le pays, mais pas tellement pour les habitants de la r\u00e9gion. Les principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires sont les h\u00f4tels, les porteurs, les guides, etc. qui ont un emploi.<em>.<\/em> Lorsqu'il n'y a pas de tourisme, on remarque que l'\u00e9conomie est en baisse. Cependant, s'ils ont la possibilit\u00e9 de faire ou de travailler dans un domaine autre que le tourisme, les gens ont tendance \u00e0 le faire : ils ne montent et descendent pas le Kilimandjaro pour le plaisir, mais parce que c'est une opportunit\u00e9 facile qui existe dans la r\u00e9gion, parce qu'ils ont besoin de ce travail. Ceux qui, par exemple, ont les moyens d'\u00e9tudier le font plut\u00f4t que de se lancer dans le tourisme.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En ce qui concerne les conditions, les salaires des porteurs sont-ils r\u00e9glement\u00e9s de mani\u00e8re digne, que se passe-t-il si un porteur a un accident ou meurt, et y a-t-il quelqu'un pour s'occuper de ces personnes ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les porteurs \u00e9taient encore sous-pay\u00e9s \u00e0 l'\u00e9poque o\u00f9 je faisais de l'escalade, et avant cela, c'\u00e9tait pire. Aujourd'hui, ils sont encore tr\u00e8s mal pay\u00e9s pour ce qu'ils font : ils sont la machine qui fait avancer les treks du Kilimandjaro, sans eux les touristes ne pourraient pas atteindre le sommet. Les conditions dans lesquelles ils travaillent sont \u00e9galement tr\u00e8s dures, sans v\u00eatements appropri\u00e9s, avec ce qu'ils ont. Si un accident survient pendant le trek, les seuls \u00e0 s'occuper du porteur bless\u00e9 sont les compagnons.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dans l'introduction de cette interview, nous avons dit qu'apr\u00e8s avoir termin\u00e9 vos \u00e9tudes, vous avez travaill\u00e9 comme guide de safari, puis vous avez cr\u00e9\u00e9 votre propre entreprise. Racontez-nous un peu plus en d\u00e9tail ce qui s'est pass\u00e9.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque j'\u00e9tais porteur, je payais mes \u00e9tudes pour devenir guide avec ce que je gagnais. Mais avant de devenir guide, j'ai aussi travaill\u00e9 comme cuisinier de safari lors de voyages en camping. Cela m'a permis d'apprendre les diff\u00e9rents sentiers et itin\u00e9raires, ainsi que la mani\u00e8re de travailler avec les clients. Ensuite, j'ai commenc\u00e9 \u00e0 travailler comme guide de safari pour d'autres, ce qui m'a permis de rencontrer beaucoup de gens. Ces voyageurs m'ont ensuite recommand\u00e9 \u00e0 d'autres voyageurs et sont venus faire des treks avec moi, si bien que j'ai d\u00e9cid\u00e9 de cr\u00e9er ma propre entreprise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous vivez aujourd'hui \u00e0 Vallirana, une ville situ\u00e9e pr\u00e8s de Barcelone. Comment avez-vous atterri ici ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J'ai rencontr\u00e9 ma femme en Tanzanie et nous y avons v\u00e9cu pendant un certain temps. Finalement, nous avons fond\u00e9 une famille et d\u00e9cid\u00e9 de rester en Espagne. Il y a environ 7 ans, j'ai rencontr\u00e9 l'\u00e9quipe de Rift Valley, Toni Espadas, Rafa Mart\u00edn et Pep L\u00f3pez, lors d'une tourn\u00e9e de pr\u00e9sentation en Espagne. Nous avons d\u00e9cid\u00e9 de nous r\u00e9unir et j'ai rejoint l'\u00e9quipe de Rift Valley, et nous voil\u00e0 en train de travailler sur le projet que nous partageons.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>J'imagine que ce doit \u00eatre une fa\u00e7on agr\u00e9able de rester en contact avec ses racines et, en m\u00eame temps, une satisfaction de pouvoir faire conna\u00eetre son pays ici.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Oui, en effet. A partir de <a href=\"https:\/\/rift-valley.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Vall\u00e9e du Rift<\/a> Nous pouvons toucher beaucoup de monde, et je continue \u00e0 travailler sur mon propre projet, ce que j'aime. Toute l'\u00e9quipe est heureuse de s'\u00eatre r\u00e9unie et d'avoir d\u00e9cid\u00e9 de s'unir pour r\u00e9aliser ce projet.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Des recommandations de voyage pour les mois \u00e0 venir ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je recommande toujours de voyager en Afrique, pas seulement en Tanzanie, mais dans diff\u00e9rents pays. Mais je recommande surtout de voyager en Tanzanie. C'est un pays qui a tout : il y a des randonn\u00e9es sur le Kilimandjaro, il y a une plage, c'est beau, c'est s\u00fbr et cela permet d'apprendre tout ce qu'il y a \u00e0 apprendre. Lorsque vous voyagez, cependant, si vous allez au Kilimandjaro, les gens devraient penser \u00e0 ce que c'est que de travailler comme porteur, et je vous recommande de rechercher la qualit\u00e9 plut\u00f4t que le bon march\u00e9. Lorsque vous voyagez, payez pour un bon service afin de garantir les droits des personnes, car lorsque vous payez peu pour atteindre le sommet de cette montagne, c'est le porteur qui re\u00e7oit le b\u00e2ton.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Eh bien, merci beaucoup, nous garderons ce dernier. Je pense que je vais commencer \u00e0 pr\u00e9parer mon sac \u00e0 dos.<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Fredy Mmary, originaire de Moshi, une petite ville situ\u00e9e au pied du Kilimandjaro, a gravi plus de 70 fois le sommet africain au cours des quatre ann\u00e9es qu'il a pass\u00e9es en tant que porteur.","protected":false},"author":3,"featured_media":34043,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","episode_type":"audio","audio_file":"","podmotor_file_id":"","podmotor_episode_id":"","cover_image":"","cover_image_id":"","duration":"","filesize":"","filesize_raw":"","date_recorded":"","explicit":"","block":"","_kad_post_transparent":"","_kad_post_title":"","_kad_post_layout":"","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"","_kad_post_vertical_padding":"","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":"","_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":""},"categories":[3001],"tags":[3025],"series":[],"class_list":["post-34042","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-protagonistas-personajes","tag-kilimanjaro"],"episode_featured_image":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/fredy.jpg","episode_player_image":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/wp-content\/uploads\/2017\/12\/Caratula-Podcast-Maldita-Montana_1500x1500_72pp-p_.jpg","download_link":"","player_link":"","audio_player":false,"episode_data":{"playerMode":"dark","subscribeUrls":[],"rssFeedUrl":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/fr\/feed\/podcast\/maldita-montana","embedCode":"<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"Oxyem8OsxM\"><a href=\"https:\/\/travesiapirenaica.com\/fr\/fredy-kilimanjaro\/\">Fredy Mmari, 70 veces en la cumbre del Kilimanjaro.<\/a><\/blockquote><iframe sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" src=\"https:\/\/travesiapirenaica.com\/fr\/fredy-kilimanjaro\/embed\/#?secret=Oxyem8OsxM\" width=\"500\" height=\"350\" title=\"\u00ab\u00a0Fredy Mmari, 70 veces en la cumbre del Kilimanjaro.\u00a0\u00bb &#8212; Traves\u00eda.\" data-secret=\"Oxyem8OsxM\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\" class=\"wp-embedded-content\"><\/iframe><script>\n\/*! 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