{"id":39049,"date":"2025-09-10T16:28:37","date_gmt":"2025-09-10T14:28:37","guid":{"rendered":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/?p=39049"},"modified":"2025-09-10T16:28:41","modified_gmt":"2025-09-10T14:28:41","slug":"voies-de-circulation-des-animaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/travesiapirenaica.com\/fr\/vias-pecuarias\/","title":{"rendered":"Sentiers d'\u00e9levage : histoire, utilisation et d\u00e9veloppement"},"content":{"rendered":"

Les sentiers de randonn\u00e9e pour le b\u00e9tail<\/strong> sont des chemins traditionnels utilis\u00e9s pour le p\u00e2turage et le d\u00e9placement du b\u00e9tail depuis l'Antiquit\u00e9. Outre leur utilisation pour la transhumance, ils ont \u00e9galement servi au commerce, \u00e0 la communication lorsqu'il n'y avait pas de v\u00e9hicules ou, plus r\u00e9cemment, \u00e0 des activit\u00e9s dans la nature, telles que la randonn\u00e9e ou le cyclisme. En Espagne, nous avons 125 000 km lin\u00e9aires de routes, mais nous sommes confront\u00e9s \u00e0 un probl\u00e8me de conservation et de protection.<\/strong>. Apprenons \u00e0 mieux les conna\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n

Origine de ces chemins ancestraux<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

Il faut remonter \u00e0 la pr\u00e9histoire, d\u00e8s le pal\u00e9olithique, nos anc\u00eatres ont remarqu\u00e9 que les animaux sauvages suivaient des itin\u00e9raires fixes sur leurs parcours. les migrations saisonni\u00e8res<\/strong>\u00e0 la recherche de p\u00e2turages ou de meilleures conditions climatiques. Le long de ces \"chemins\", les hommes cherchaient des abris pour passer la nuit ou s'abriter. Plus tard, lorsque des animaux tels que les ch\u00e8vres, les moutons et les vaches ont \u00e9t\u00e9 domestiqu\u00e9s, le m\u00eame probl\u00e8me que les troupeaux sauvages s'est r\u00e9p\u00e9t\u00e9 : un manque de p\u00e2turages en \u00e9t\u00e9 et des hivers froids, avec peu de v\u00e9g\u00e9tation. Pour r\u00e9soudre ce probl\u00e8me, les populations humaines se sont d\u00e9plac\u00e9es avec leur b\u00e9tail le long de ces anciens sentiers naturels. C'est ainsi qu'est n\u00e9e la transhumance<\/strong> et, semble-t-il, de la domestication du loup\/chien pour la garde du b\u00e9tail. Un peu plus tard, dans l'ancienne Ib\u00e9rie, les bergers ont \u00e9t\u00e9 confront\u00e9s au probl\u00e8me des \"droits de passage\" et de l'interaction avec d'autres tribus ib\u00e9riques. Il existe des documents sur les transactions commerciales et la libre circulation entre les tribus ib\u00e9riques, telles que les Vacceans du bassin du Duero, les Numantins ou les Beribraces de l'arri\u00e8re-pays valencien. Ces pistes primitives pour le b\u00e9tail disposaient d'abris naturels, de cours d'eau pour l'approvisionnement en eau et de gu\u00e9s, de sources ou d'abreuvoirs, de passages accessibles \u00e0 travers les cols de montagne...<\/p>\n\n\n\n

Lorsque le Carthaginois<\/strong> Hannibal, command\u00e9 par Hannibal, arrive sur la c\u00f4te ib\u00e9rique, utilisant des guides locaux pour d\u00e9placer rapidement ses arm\u00e9es le long de ces \"routes primordiales de transhumance\". Les Romains <\/strong>Ils font de m\u00eame un peu plus tard et empruntent \u00e9galement ces routes. Certaines de ces routes sont pav\u00e9es, ce qui les transforme en routes \u00e0 grande circulation. Voies romaines<\/strong>. Les hommes, les animaux et les produits manufactur\u00e9s, comme la pr\u00e9cieuse laine b\u00e9tique, voyageaient sur ces routes entre l'int\u00e9rieur et la c\u00f4te. <\/p>\n\n\n\n

En 1273, Alfonso X, \"le Sage\", a fond\u00e9 la Mesta<\/strong>. Ce groupe rassemble des bergers de Castille et de Le\u00f3n. L'un des objectifs \u00e9tait d'\u00e9tablir des chemins d\u00e9limit\u00e9s afin d'\u00e9viter les interactions n\u00e9gatives entre les bergers et les agriculteurs qui occupaient le territoire reconquis sur les Arabes. Au cours des si\u00e8cles suivants, le r\u00e9seau de chemins pour le b\u00e9tail se porte bien jusqu'au XIXe si\u00e8cle. C'est le d\u00e9but de la privatisation du territoire, de la perte des usages et de l'industrialisation. L'exode rural des ann\u00e9es 50, 60 et 70 a cr\u00e9\u00e9 un vide de m\u00e9moire historique et l'abandon de nombreux chemins. <\/p>\n\n\n\n

Statut actuel des pistes \u00e0 b\u00e9tail<\/strong><\/h2>\n\n\n\n

L'Espagne est le seul pays au monde \u00e0 poss\u00e9der son propre r\u00e9seau de chemins de transhumance. Les 125 000 kilom\u00e8tres lin\u00e9aires couvrent une superficie d'environ 450 000 ha. \u00c0 titre indicatif, cela \u00e9quivaut \u00e0 la superficie de la province de Pontevedra, \u00e0 un peu plus de la moiti\u00e9 de la superficie de Barcelone, ou \u00e0 1% de l'ensemble du territoire national. Ces chemins sont publics et leur gestion d\u00e9pend des diff\u00e9rentes communaut\u00e9s autonomes. <\/p>\n\n\n\n

Les pistes pour le b\u00e9tail sont class\u00e9es en fonction de leur largeur :<\/p>\n\n\n\n