<\/em>David Go\u00f1i Serrano<\/em>- <\/em><\/p>\n\n\n\nL'aube est \u00e0 nos portes.<\/p>\n\n\n\n
Il nous surprendra dans la derni\u00e8re mont\u00e9e, un peu plus t\u00f4t que pr\u00e9vu.<\/p>\n\n\n\n
Nous avons march\u00e9 toute la nuit, c'est ce que nous appelons ce m\u00e9lange de marche et de
courir, ce qui n'est ni l'un ni l'autre, dans la folle tentative de voir le soleil se lever sur le
moment o\u00f9 il sort et au moment pr\u00e9cis o\u00f9 nous atteignons le sommet de la montagne.
Teide.<\/p>\n\n\n\n
Mais nous sommes un peu en retard...<\/p>\n\n\n\n
Est-ce peut-\u00eatre la fatigue accumul\u00e9e depuis la plage de Socorro, le manque de sommeil, le manque d'oxyg\u00e8ne ?
l'altitude ?<\/p>\n\n\n\n
Nous montons lentement, en zigzaguant le long de certains zigzags qui prennent une \u00e9ternit\u00e9.
Enfin, un mince filet de lumi\u00e8re vient rompre l'obscurit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Elle est l\u00e0, silhouett\u00e9e sur l'horizon, la silhouette de notre d\u00e9sir tant esp\u00e9r\u00e9.<\/p>\n\n\n\n
Cela sent-il le soufre ou est-ce le d\u00e9sir d'arriver ?<\/p>\n\n\n\n
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