Lourdes B\u00e1rcenas Campo<\/em><\/em><\/em>- <\/em><\/p>\n\n\n\nDans l'abri, le seul bruit est le doux cr\u00e9pitement du feu.<\/p>\n\n\n\n
Coinc\u00e9 entre quatre murs, l'alpiniste revoit dans sa t\u00eate tous les sommets qu'il a gravis. La nostalgie l'enveloppe comme un \u00e9pais brouillard. La montagne, son ma\u00eetre, l'avait guid\u00e9 \u00e0 travers d'innombrables chemins, lui apprenant la force de son esprit et la fragilit\u00e9 de son ego.<\/p>\n\n\n\n
Alors qu'il pensait que la solitude serait sa seule compagne, une femme s'est assise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de lui. <\/p>\n\n\n\n
Ses yeux, si profonds, le regardent avec une compr\u00e9hension qui le surprend.<\/p>\n\n\n\n
Ils ont partag\u00e9 une tasse de th\u00e9 chaud pendant que la temp\u00eate faisait rage dans l'abri. Lorsqu'ils eurent termin\u00e9, elle lui dit avant de partir : \"Peut-\u00eatre que la plus haute montagne n'a pas encore \u00e9t\u00e9 escalad\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n
La temp\u00eate ext\u00e9rieure a cess\u00e9, mais une temp\u00eate int\u00e9rieure se d\u00e9veloppe. Par cette simple phrase, une avalanche s'est d\u00e9clench\u00e9e en lui. Il r\u00e9alise que la plus haute montagne est en lui.<\/p>\n\n\n\n
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