Les routes de montagne européennes qui valent le détour. Et comment y aller sans se ruiner
Les Pyrénées et les montagnes 📩
Ici 🔥Il existe des endroits en Europe où le trekking est une autre chose. Plus sauvage, plus silencieux, plus ancien. C'est la carte que personne ne vous donne quand vous commencez à regarder au-delà de chez vous.
La première fois que l'on arrive dans la vallée d'Ötztal, au Tyrol autrichien, on comprend qu'il y a un avant et un après. Ce n'est pas une question d'altitude ou de kilomètres. C'est que le paysage a une échelle différente. Les glaciers existent toujours. Les refuges sont ouverts depuis cent ans. Et les sentiers, parfaitement balisés, mènent là où l'on veut aller.
L'Europe a des «joyaux» de montagne comme ceux-ci dans de nombreux coins (qu'il faut connaître). Des endroits qui ne figurent pas dans les listes des dix destinations les plus instagrammables, mais que ceux qui savent, savent.
Parfois, le problème n'est pas de les trouver. C'est de se lancer. Et une partie de cette retenue est liée au fait de ne pas savoir exactement combien coûte le transport ni comment il s'organise. Voici un guide honnête sur la façon de économiser sur le transport quand on doit voyager que resuelve esa parte. Le reste est résolu par cet article.
Les Dolomites : où la roche est le spectacle
Le nord-est de l'Italie a quelque chose que les Alpes suisses ou françaises n'ont pas : de la couleur. Les tours de la Dolomie au crépuscule deviennent orange, puis roses, puis presque rouges. Le phénomène a son propre nom, enrosadira, et ceux qui l'ont vu une fois comprennent pourquoi cette région est un site du patrimoine mondial.
La Alta Via 1 et la Alta Via 2 Ce sont les deux grandes traversées de la région. Des itinéraires de plusieurs jours qui relient des refuges historiques, certains ayant plus d'un siècle d'histoire, traversant des paysages qui semblent conçus par quelqu'un avec trop de talent et peu de sens de la mesure.
L'accès se fait par Venise ou Bolzano. De là, bus ou voiture de location jusqu'à Cortina d'Ampezzo ou la vallée de Fassa. En saison, les bus de montagne fonctionnent avec une ponctualité surprenante.
Ce que l'on ne dit pas sur les Dolomites : en juin et septembre, avant et après le pic de l'été, les refuges ont des places disponibles, les sentiers sont tranquilles et les prix baissent considérablement. Ce sont ces semaines-là que recherchent ceux qui y sont déjà allés.
Slovénie : le secret le mieux gardé d'Europe centrale
Il y a un lac en Slovénie qui semble tout droit sorti d'un conte de fées. Le lac de Bled, avec son île et son château sur la falaise, est la photographie la plus célèbre du pays. Mais les randonneurs qui vont en Slovénie n'y vont pas pour le lac. Ils y vont pour ce qu'il y a derrière.
Le parc national du Triglav est l'un des espaces naturels les plus méconnus d'Europe pour les étrangers. Le mont Triglav, avec ses 2 864 mètres, est le toit du pays et l'une des ascensions les plus exigeantes et les plus gratifiantes des Alpes orientales. La route classique dure deux jours. Le premier jour, on monte, le second, on descend. Au milieu, un refuge de montagne avec des vues qui n'ont pas besoin de filtre.
Lubliana, la capitale, se trouve à deux heures de bus des principaux accès au parc. C'est une petite ville, facile à appréhender, avec des vols directs depuis plusieurs villes européennes et une culture de montagne qui se retrouve dans chaque bar et dans chaque conversation.
«Le parc national du Triglav est l'un des espaces naturels les plus méconnus d'Europe. Ceux qui le connaissent, y reviennent. »
Les Highlands écossaises : pluie, tourbe et silence
Le West Highland Way n'est pas l'itinéraire le plus technique d'Europe. Il s'agit de 154 kilomètres de Milngavie, en périphérie de Glasgow, à Fort William, au pied du Ben Nevis. Pas de dénivelés importants, pas de glaciers, pas de refuges de haute montagne.
Mais il a quelque chose que peu de routes ont : il vous laisse seul avec le paysage pendant des jours entiers.
Les Highlands écossaises sont de la tourbe, de la bruyère, des cerfs rouges et des ciels qui changent toutes les vingt minutes. Le temps est notoirement imprévisible, ce qui signifie qu'en une seule journée, vous pouvez avoir du soleil, du brouillard, une pluie fine et un double arc-en-ciel au-dessus du Loch Lomond. La plupart des gens y voient un inconvénient. Ceux qui font le WHW y voient l'intérêt.
Glasgow a des vols en provenance de toute l'Europe. Le train de la ville au début de l'itinéraire dure quarante minutes. À la fin, à Fort William, il y a un train de retour. La logistique est, pour changer au Royaume-Uni, étonnamment simple.
La saison idéale s'étend de mai à septembre. En dehors de juillet et août, la route est plus calme. Et les moucherons des Highlands —les célèbres midges— sont moins agressifs quand il y a du vent, ce qui est presque toujours le cas.
«En une seule journée, vous pouvez avoir du soleil, du brouillard, une averse fine et un double arc-en-ciel sur le Loch Lomond. La plupart appellent ça un problème. Ceux qui font le WHW appellent ça le point.»
Ces trois régions ont peu en commun entre elles. Les Dolomites sont grandioses. La Slovénie est intime. L'Écosse est sauvage. Mais elles partagent quelque chose d'inestimable : le sentiment que le monde est plus vaste qu'il n'y paraît depuis chez soi.
Organiser le voyage prend moins de temps qu'il n'y paraît. La première étape est de décider où. La seconde est de réserver avant que le prix ne décide à votre place. Le reste se règle tout seul, sac à dos sur le dos et le premier kilomètre sous les pieds.
